Par robic
Habitant l'Australie, lorsqu'il se dresse sur ses pattes de derrière, le kangourou dépasse la taille d'un homme. Même quand il se tient assis, sa position favorite, il a encore la tête à un mètre de hauteur. Ses pattes de derrière, démesurées, qui se détendent à la manière d'un ressort, lui permettent de franchir d'un bon une clôture de trois mètres. D'un mouvement brusque de sa queue, il briserait la jambe d'un homme comme une allumette. Et pourtant, il vient au monde si petit, que l'on ferait tenir sans peine sur une cuillère trois bébés de son espèce. En effet, le kangourou nouveau né mesure moins de 25 millimètres de longueur, guère plus qu'une abeille. Son corps est translucide comme celui du verre de terre. Seules ses petites "mains" sont complètement formées. Il s'en sert aussitôt après sa naissance pour agripper le pelage de sa mère et se hisser jusqu'à la poche hospitalière. La poche lui appartient toute entière, les mamans kangourou ne donnant le jour qu'à un seul bébé à la fois. A peine installé dans son abri douillet, le bébé se suspend à une mamelle, et désormais, rien ne lui fera lâcher prise.... Comme chez nous, il n'y a pas de saisons des amours chez cet animal. Les accouplements ont lieu toute l'année. Avant l'accouplement, les kangourous males se battent en se donnant des coups de pattes, comme les boxeurs. Le gagnant, (pas de blessés chez les vaincus) féconde en moyenne 20 femelles.
ALAN DEVOS. (extraits d'un très long article sur les kangourous, pages 128 à 130, de mon grand libre des animaux.)
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