LES MINES DE FER ET LES FORGES
I
Mineurs devant l'entrée des mines de fer, vers 1880. Dès 1874, la société Schneider achète la concession des mines et organise l'extraction du minerai. En 1885, la production est de 55.000 tonnes par an. Dès 1870, les mines occupent plus de huit cent personnes. L'abandon de la concession et donc de sa fermeture a lieu en 1920. (Concurrence des minerais de fer de la Lorraine)
Sortie de la galerie vers 1880. Ce sont des paysans-mineurs. Ils travaillent leurs terres pendant l'été, et l'hiver, ils sont mineurs, charbonniers, muletiers
Deux mineurs avec un chariot de minerai de fer à la sortie des mines
Les Barral ont été maîtres de forges pendanrt les XVII et XVIIIe siècle.
Paul Barral (1745-1822) " libertin dauphinois", il a servi de modèle aux "liaisons dangereuses" de Chorderlos de Laclos parues en 1782. Dans "mémoire d'un touriste" parut en 1818, Stendhal écrit: " Tout Allevard est encore rempli du souvenir d'un homme aimable, monsieur de Barral qui mettait sa gloire à être l'amant de toutes les filles du pays, et il y en avait de charmantes. "
Paulin Barral vend les forges d'Allevard a Champel en 1817.
La première usine des forges d'Allevard a été construite au xve siècle. L'établissement, situé à la Gorge, a été démoli en 1975 et transféré au Cheylas. Entre les deux cheminées, la partie supérieure du haut-fourneau.
Le haut-fourneau de la gorge d'Allevard est un four à cuve de 25 m de hauteur, 450 m cube de capacité dans lequel on charge par le haut (gueulard) le mélange de minerai de fer. Dans la partie moyenne, où la température atteint 1 100 degrés, la réduction des oxides se produit. La producrion est d'environ 450 tonnes de fonte par jour.
Base du haut-fourneau où s'écoule la fonte. " La lave apparait. Quelle vive lumière, quelle ardente chaleur s'échappe de cette masse en fusion ! Une multitude d'étincelles jailllissent de cette surface comme d'un feu d'artifice et éclairent cette scène grandiose". (Docteur B. Nièpce, 1850 )
Les forges et aciéries d'Allevard manquant cruellement de main d'oeuvres, la direction fit appel aux travailleurs volontaires de l'étranger. C'est ainsi que mes deux grands-parents se fixèrent à Allevard vers la fin des années 20. Du côté de mon père, toute la famille s'en retourna en Espagne en 1935, sauf
mon papa, marié et père de famille et aussi amoureux de la France qui l'avait accueilli pour la première fois à 14 ans. du côte de maman, toute la famille s'installa définitivement à Allevard.
A suivre.
Pour l'anecdote, photo de mariage de mes parents: 9 Mai 1931. Le costume qu'il porte lui a été prété par son frère ainé. Et la veille de son mariage, il avait donné l'intégralité de son salaire à ses parents et des lundi reprise de son travail au laminoire des forges