1950
KUBLER PAR ABANDON
Le tour part sans Coppi qui s'est fracturé le fémur au Giro. Bernard Gauthier, attaquant résolu, s'empare du maillot jaune.
LES ITALIENS QUITTENT LE TOUR
Au col d'Aspin le public surexcité provoque la chute de Robic et Bartali qui cependant gagne l'étape tandis que Magni s'empare du maillot jaune. Mais Bartali sous le coup de la colère prend la décision d'abandonner. Tous les italiens font la valise. Le Maillot jaune échoit à Kubler qui refusera de le porter dans un premier temps.
1951
HUGO KOBLET... ET LES AUTRES
L'exploit de Brive-Agen résume ce tour. Hugo savait que Bobet n'était au mieux et que les italiens roulaient "en dedans", Coppi venant de perdre son frère Serge au tour du Prémont. Dès la première étape, le bel Hugo se livre à une démonstration de force, roulant seul devant le peloton stupéfait durant une quarantaine de km. DE LA FOLIE ! Dans la seconde partie de son raid solitaire, 135 km, il tient en échec le peloton reroupé où les Coppi, Bartali, Bobet, Géminiani, Robic se relaient d'arrache pied. Il progresse sans à-coups. Quand il descend de machine, Géminiani s'écrie; c'est pas pssible, un coureur pareil ! S'il y avait deux Koblet, je changerai de métier ! Il gagna ce tour haut la main. A noter la chute de Van Est dans un ravin pyrénéen alors qu'il était maillot jaune, et l'effondrement de Coppi entre Carcassonne et Montpellier
1952
COPPI OU LA SOLITUDE DES AIGLES
Je me souviens du titre de l'Humanité la veille du départ du tour 52: FAUSTO COPPI NE PEUT PAS NE PAS GANGNER LE TOUR DE FRANCE. Bobet, Koblet, Kubler ne sont pas là, mais Coppi a préparé son affaire. Le maillot jaune est porté successivement par Nélo Laurédi, espoir français, Magni et Carrea, mais à l'Alpe-d'Huez, le campionissimo assène sur la course un coup de massue Mortel. Il revêt le maillot jaune qu'il ne quittera plus, malgré les attaques de Géminiani et Lazaridès à la Croix de fer et au Télégraphe. Dix km avant le sommet du Galibier, il s'en va seul. Il escalade ensuite le col de Montgenèvre, puis celui de Sistrières. Il franchira la ligne avec dix minutes sur Bartali. Dans ce tour de la démesure, restait à franchir les Pyrénées et le Puy de Dôme. Géminiani et Coppi gagnent dans les Pyrénées, et le Puy de Dôme voit un nouvel exploit du maillot jaune. Commentaire de Géminiani: " Fausto nous dominait tous et il voulait gagner encore au Puy de Dôme. Moi aussi je voulais gagner. Dans la rampe j'ai foncé. C'est alors que j'ai vu passer un bolide, ou plutôt une sorte de Martien monté sur un vélo ! C'était Fausto qui avait lâché Robic. Ce jour-là, j'ai vu un coureur phénoménal..."