Dans le monde animal, les besoins sexuels des mâles ne sont pas toujours en phase avec ceux des femelles. Au cours de l'évolution, celles-ci ont acquis des stratégies plus surprenantes les unes que les autres pour repousser les avances trops insistantes.
Quelques exemples énumérés par le dernier n° de science-vie :
L'escargot
Les femelles excrêtent une substance qui permet aux mâles de suivre leur traînées de bave. Mais l'astucieuse femelle à trouvé la parade: Elle masque son genre en produisant un mucus à l'odeur masculine. Les mâles passent ainsi deux fois plus de temps à trouver les femelles !
La libellule
Pour se reproduire, les libellules s'accouplent en plein vol pour le moins accrobatique. Une fois l'accouplement terminé, le mâle part, et la femelle se retrouve sans protection face à d'autres prétendants: ceux-ci guettent près du lieu de ponte pour l'intercepter en vol et tenter de copuler. Or, subir des accouplements répétés est risqué pour la femelle, son tractus génital pouvant être endommagé. Pour y échapper, la libellule a donc recours à un subterfuge: Elle feint la mort en se laissant tomber au sol ! Et ça marche, puisque les mâles survolent les lieux du crash avant de repartir sans tarder.
Poecilia Reticulata
Chez ce petit poisson d'Amérique du Sud, les femelles émettent une substance chimique pour signifier qu'elles sont fécondes environ trois jours par mois. Ce qui n'empêche pas le mâles de les harceler en permanence. Aussi emploient-elles toutes sortes de mécanismes pour éviter le harcèlement: se cacher dans la végétation, sous des rochers, s'aventurer dans des eaux rapides où les mâles plus petits ne peuvent pas aller.
Mammifères, insectes, oiseaux, poissons... c'est peu dire que le harcèlement sexuel, et les stratégies de résistance qui s'organisent pour y faire face sont répandus au sein du règne animal. Mais il n'est pas difficile de ne pas faire le parallèle avec notre propre comportement. Le viol et les agressions sexuelles étaient bien plus courants que l'on ne voulait le croire. est-ce à dire que les violences sexuelles trouvent leur origine dans notre évolution ?
" On peut penser que ce comportement remonte très loin, étant donné qu'on le retrouve dans tout le monde animal, et en particulier chez nos plus proches cousins." répond Elise Huchard. "Mais cela ne les excuse en rien" ajoute-t-elle. Et ne signifie en aucun cas qu'ils seraient inévitables ! L'évolution aurait bon dos ! C'est là que le parallèle avec l'humain s'arrête. reste que de décrypter les violences sexuelles animales est un moyen de mieux comprendre les nôtres, et espérons le, de mieux les prévenir "