Cette fête de la montagne coïncide avec l' Assomption... Le prénom de mon adorable grand-mère maternelle, la seule dans la famille à qui l'on souhaitait la fête. Très croyante, elle avait pour " Santa Maria" comme elle disait une telle dévotion qu'elle avait donné pour prénom à sa seconde fille Marie, et à son deuxième fils Joseph... Elle m'a accompagné sur les premiers km de l'ascension du Collet. (Vue d'Allevard au km 1, prise dans la descente)
Lieu d'arrivée. La montée du Collet est l'une des plus dure du pays d'Allevard. Imaginez: d'où j'écris, altitude 504 m. altitude de cette photo 1411, soit un dénivelé de 907 m en seulement 11 km ! Je l'ai faite à 5,77 km/h de moyenne.
le départ étant fixé à 10 h, je suis parti à 9 h 30, sachant qu'il ne me fallait pas moins de 2 heures pour arriver sur les lieux de la fête. Tout "à gauche", comme on dit dans le langage cycliste. Mon "montagnard" étant équipé d'un 28/30, je moulinais tranquillement, sans essoufflement, ma fréquence cardiaque oscillant entre 95 et 100 pulsations minute en fonction de la pente qui varie entre 6 et 10 ou 11 %. En pensée, j'étais accompagné par mes chers disparus, dont mon ami Jean, jeannot pour les intimes... Comme vous le voyez, les enfants étaient gâtés par cette belle fête de la montagne.
C'est au milieu du parcourt que je fut rattrapé par les premiers partants à A 10 H, au total dix avant le sommet, avec ces gentils mots qu'ils avaient pour m'encourager. J'avais même droit à quelques "poussettes" de quelques mètres. C'est en me congratulant avec de nombreux amis, cyclistes ou non, que j'appris que quelques'uns, dont mes copines étaient partis à 9 h.
C'est avec une belle ambiance, accompagnée de musique et de chansons que nous nous sommes attablés vers midi 30.
Avec au menu une délicieuse polenta susceptible de nous faire récupérer les calories laissés en court de route. Sauf votre serviteur qui reste désespérément à l'eau, ce repas fut accompagné par une variété de boissons allant du rosé au vin rouge de qualité. Gâtés par le beau temps, la fête était prévu pour durer toute l'après-midi, mais nous, les cyclistes, nous avions hâte de prendre une douche, et pour certains, dont moi, faire une grosse sieste réparatrice. C'est donc vers les 14h30, nous entamions prudemment la descente, la route n'étant pas tellement entretenue par endroits. A l'année prochaine, si le destin me prête vie.