Une organisatrice du BRA m'a demandé mon portable pour immortaliser mon passage au Galibier. J'avoue que depuis le tunel j'ai fait les 2 derniers à pied tant la pente est raide, moyenne 12 % avec une dizaine de m à 18 !
Le 19, retrait des dossarts, envelope pour l'itinéraire et les bons pour les petits déjeuners et billet gratuit pour tirage au sort d'une tombola.
20 Juillet. Départ à 7 H. Première grande difficulté, la croix de Fer. Photo prise à 1 km du sommet. A l'arrivée il faut franchir la ligne pour mémoriser le temps de passage. Ce passage étant obstrué par mon prédéceur qui est resté sur place, a provoqué ma chute. Pas grave. Une légère égratignure au coude droit. Il s'est excusé.
Demi- tour sur 3 km de descente pour franchir le Glandon (quelques dizaines de m de montée )
Après une forte descente perillieuse (que je n'aime pas) nous voici à ste Marie de Cuines pour un repas complet histoire de prendre des forces pour escalader les 18 lacets de Montvernier. Heureusement, car on attaquait ces fameux lacets à 14 h, c'est à dire à midi du soleil ! Une canicule qui obligea pesque tout le monde à s'arrêter 3 fois pour récupérer leur souffle. Ce fut mon cas, car par trois fois, mes pulsations atteignaient très vite le 130 pm !
Quel soulagement quand l'électronique enregistra notre passage au col du Ventour ! Une forte descente rafraichissante nous ramena à st Michel de Maurienne ou extrêmement fatigué j'attaquais le télégraphe pour atteindre 3 km avant son sommet Valmenier où mon hôtel m'attendait ! Je du m'arrêter 3 fois, et même marcher 1 km en poussant mon vélo, alors que le Télégraphe est assez doux, dépassant rarament les 6 % ! Oh ! vieillesse ennemie !

Après une nuit de récupération départ le 21 pour clore la cinquantième édition de cette épreuve légendaire. Pour la première fois de ma vie, j'eu très mal aux jambes pour franchir les 3 derniers km du Télégraphe. Ca allait mieux dans la montée que je trouvais longue, à Valloire cette pente de 4 à 6 % puis ayant atteind dans la douleur le collet de plan Nicolas (2405 m) je me reposais une demi-heure au "reblochon" pour me restaurer et boire beaucoup. Il restait 8 km pour atteindre de Galibier... Je ne me souviens plus du nombre d'arrêts pour boire, arroser ma nuque et mes jambes. Des que la pente se redressait au delàs de 8 % je faisais quelques hectomètres à pied, et consolé, car je n'étais pas le seul l il était 14 h 15 quand on n'a pris la photo où commence cet article. Le contrôle ravitaillement se trouvant 100 mètres plus bas, je ne vous dis pas avec quel délice je tendis ma carte de contrôle ! Je restais une demie heure à me restaurer, boire beaucoup, et même je fis une sieste d'un quart d'heure sur un relaxe ! Le Soleil était ardent, et à cette altitude, il faisait 18 à l'ombre. Je considérais que l'épreuve était terminée, car il restait quelque 70 km, tout en descente passant de 2642 m à 720 m, l'altitude de Bourg d'Oisans. Les responsables qui me connaissent me recommendant la prudence. Je leur serrais la main et m'élançais dans cette forte pente conduisant au col de Lauret. Vitesse maximun 62 km/H. C'est environ à 50 à l'heure, et dans une ligne droite à 1 km du Lautaret, que j'entendit une grosse déflagration ! Je freinais à mort, croyant avoir éclaté , et ouvrais de grands yeux en voyant que mon dérailleur était cassé en deux et que ma chaine pendait lamentablement !
Je m'apprêtais à téléphoner à la direction pour me faire rapatrier, les larmes aux yeux, lorsque deux motards de la sécurité s'arrêtèrent à ma hauteur. Pendant que l'un parlait avec l'organisation, son collègue, a pu enlever la chaine en lui ôtant un maillon, puis finit de couper en deux le dérailleur.
Ils me rassurènt en me disant qu'ils ne me quittaient pas tout le long de la descente. C'est ainsi que je franchissais une soixantaine de km, traversant sans problèmes les tunnels, mais voici qu'à quinze km de Bourg d' Oisans la route remonte, et plus moyen d'avancer ! Ils prirent la décision d'arrêter un véhicule pouvant m'enmener avec mon vélo... A la première tentative, un sympatique jeune couple demeurant à Bourg accepta de m'emmener ! 20 ' plus tard ils me déposèrent à l'arrivée. Ils refusèrent énergiquement que je leur donne le moindre pourboire. Je fut reçut avec les félicitations de l'organisation. Elle me donna le diplôme, puis la coupe en tant que doyen. J'avais beau leur faire remarquer que j'avais parcouru 165 km au lieu de 180 ... Et alors ! Je suis toujours en bonne place dans le tableau d'honneur, mais je crois que dans deux ans, même si le destin me prète vie, que je viens de vivre mon dernier BRA.
Mon pauvre "montagnard" attend que je l'emmène chez notre mécanicien...
h