C'est l'intention qui compte
En matière de droit, l'intention est bien prise en compte. La peine infligée n'est pas la même dans le cas du "crime sans préméditation", "du crime passionné" et de "mort sans intention de la donner". En même temps, l'intention, même si l'action, pour une raison ou une autre n'a pas été réalisée, peut faire l'objet d'une sanction. Le principe qui accorde tout à l'intention qu'exprime la formule " c'est l'intention qui compte" est dangereux. En son nom on a massacré des millions de personnes. Pour le bonheur de l'humanité future on a sacrifié l'humanité présente. Dans crime et châtiment, Destoievski posait la question de savoir si, pour faire le bonheur de milliers de personnes, il ne serait louable de tuer une vieille femme nuisible. Dans "les provinciales" Pascal se moquait déjà des jésuites qui, au nom d'une bonne intention, autorisaient des actions qui ne l'étaient pas. A noter que l'expression peut être prise en bonne part pour excuser l'échec d'une personne qui a voulu bien faire.
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Ce proverbe, mon fils Michel l'a subi !
Libre penseur, il refusa de faire son service militaire où l'on apprend à tuer, disait-il. Il fut incarcéré à la prison militaire de Metz, et bien qu'il fut déclaré P4 par un psychiatre (a notre demande) et donc réformé selon la loi, il fut malgré tout jugé, et condamné à 18 mois de prison ferme, car selon le président de ce tribunal militaire, seul L'INTENTION COMPTE !
En 1981, François Mittérand supprima les tribunaux militaires, et mon fils, admistié, retrouva non seulement la liberté, mais tout ces droits civiques, y compris le droit de vote.