Je suis tellement malheureux, que pour me changer les idées, je me suis plongé dans une histoire d'Emile Zola, que j'ai reçu vendredi et que je ne connaissais pas ! Comme quoi, les "oeuvres complètes" ne le sont pas toujours !
Une nouvelle où l'amour est roi. Je me suis régalé. Quelques extraits d'une lettre de Daniel à Jeanne, sans dévoiler qui il est.
" Pardonnez-moi, je ne puis me taire. Il faut que je vide mon coeur. Vous ne me connaitrez jamais. C'est ici l'avoeu d'un inconnu qui est lâche, qui n'a pas le courage de vous aimer sans vous le dire. Je ne demande rien, je souhaite seulement que vous lisiez cette lettre afin que vous sachiez qu'il y a là, dans l'ombre, un homme à genoux qui pleure quand vous pleurez. Les larmes sont plus douces lorsqu'elles sont partagées. Moi qui sanglote seul, je sens combien la solitude est rude aux coeurs endoloris. Je ne veux pas être consolé, je consens à vivre dans mon amertume; mais je voudrais faire de votre vie une félicité suprême, et vous donnez la paix des amours généreuses. Et je vous écris que je vous aime, que vous n'êtes pas seule qu'il ne faut pas désespérer. Il me semble que j'aime au-delà de la vie, et que vous êtes à moi, rien qu'à moi, dans l'immensité bleue du rêve. Et personne ne pénètre mon secret; je garde en avare mon amour, je suis seul à vous aimer et seul à savoir que je vous aime."
J'arrête là. Mais quel contraste avec cette haine qui déshonore les religions ! Nous sommes une république laïque qui permet de croire ou de ne pas croire et que nous envient bien des peuples... Si vous croyez en Dieu, que ce soit un Dieu d'amour (aimez-vous les uns les autres) et non un Dieu qui ordonne de décapiter un innocent !