Par robic
Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise.
Beaucoup de succès populaire pour cette histoire de cruche. Il est question ici de ce vase muni d'une anse et d'un bec qui servait à recueillir et verser l'eau. Rien à voir avec la personne niaise ou stupide qu'on désigne encore par ce terme. Ce proverbe nous rappelle que l'usage répété augmente le risque. Cette cruche, à force de servir à rapporter de l'eau de la fontaine, finira par se casser, de même que les meilleures résolutions ne résisteront pas à la répétition , que les outils trop utilisés se détériorent et que les meilleures recettes ou stratégies, employées à l'envi, cessent d'être efficaces. La formule a été souvent détournée. Par Beaumarchais par exemple, dans le mariage de Figaro, où le prétendu sot, Basile, complète le rusé Figaro: " Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin.... elle s'emplit." Par Raymond Queneau, dans une perpective faussement naturaliste: " Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se palme." Par Alphonse Allais, exploitant les ressources de la Polynésie (plusieurs sens ) du mot "cruche" : " Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se case."
Proverbe 94 du livre 200 proverbes expliqués, avec comme titre: Les paroles s'envolent, les écrits restent...
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