Après une nuit réparatrice, j'entrouvre les rideaux de ma chambre et constate avec ravissement que pas un nuage ne vient troubler le ciel bleu... Pour la deuxième journée consécutive, on parle de canicule, mais j'adore ça.... C'est à 7 h45, après un petit déjeuner copieux que je quitte Montélimar, ayant dans mon porte bagage un sachet de nougat destiné à ma cousine... Comme il est tôt, ce fameux vent que j'aime tant n'est pas encore levé, ce qui ne m'empêche pas d'avancer a 25 à l'heure sur mon 40/19... Il se lève un peu alors que j'approche de Pierrelatte, se renforce à la Pallud, mais je vais bientôt l'avoir de face, car en face de Bollène, je vais virer à droite, quittant la nationale 7 pour rejoindre pont saint Esprit que je contourne pour me diriger vers Bagnols sur Ceze où une forte pente que je reconnais, d'un km, m'attend ! Tout à gauche, comme on dit dans notre jargon cycliste. Un léger faux plat, puis une grimpette de cinq km que je franchi en père pépère, c'est à dire à une vitesse ne dépassant pas le 12 km/h.... Puis, voici la longue descente sur Rémoulin qui m'accueille avec un grand Soleil ! Halte ! Comme d'habitude, je commande un café (allongé) et un Diabolo menthe... Au bout de 20', cap sur Nîmes... Trois km avant le panneau, je reconnais à Marguerite, le logis où j'avais du me réfugier deux ans auparavant à cause d'un déluge de pluie ! C'est à ce niveau que j'accoste un confrère... Je lui demande s'il va "loin" hélas il habite le centre ville... En nous quittant, il me félicite, car mon maillot lui indique que j'arrive des Alpes ! En franchissant le panneau de "fin de Nimes", je souris en me souvenant que deux heures auparavant un autre panneau indiquait: Nimes: 53 km ! Et me voici retrouvant la nationale 113, avec une bise de face, mais faible et très agréable, car la température commence à s'élever considérablement... De temps en temps, je me mets en danseuse pour soulager mes fesses et relancer ma "toulousaine" Puis comme un rêve, les km se succèdent au km, me voici à millaud que je traverse sans m'arrêter, sauf aux feux rouges dont je profite pour soulager mon bidon d'eau... Idem dans la traversée de Lunel... Je transpire tant la chaleur devient accablante... A l'approche de montpellier je me détronche, regardant à droite et à gauche pour trouver un hôtel accueillant... J'en trouve un à trois km de Montpellier: "les Chataigniers" ou je ne tarde de prendre une douche tant désiré... Pardon à ma frangine, à Aveline et à ma chère famille de ce blog, si je vous ai donné de mes nouvelles après la douche... Mais il me semblait que je sentais mauvais ! En rangeant mon vélo, un coup d'oeil à mon compteur indique: 324 km, soit un peu plus que le kilométrage qui sépare Allevard de Toulouse... Ma moyenne à baissé, ce qui est normal. 23km/h... Ridicule pour les coureurs du tour de France, mais fabuleux pour ma fée Amarante dont je suis le cycliste préféré.