Par robic
Ventre affamé n'a pas d'oreille
Anatomiquement compliqué, mais sociologiquement explicable. Celui qui souffre de la faim n'est guère disposé à prêter l'oreille aux beaux discours moralisateurs. L'urgence lui impose de trouver à manger, quelque soit le moyen. Le pauvre diable famélique, partout, toujours, est aux abois, réduit aux extrémités. C'est Jean Valjean contraint, pour nourrir les siens, de voler un pain et qui paiera ce larcin de dis neuf ans de bagne. (Victor Hugo, "les misérables".) Aujourd'hui encore, dans les grandes métropoles du tiers monde, la misère entraine la délinquance. L'idée est exprimée par Caton le Censeur (II iem siècle av. J.C.), dans un propos rapporté par Plutarque: " Il est difficile de discuter avec le ventre car il n'a pas d'oreille". Plus sobrement, les Irlandais disent: " Ventre vide est lourd fardeau".
(Proverbe n° 86 parmi les 200 contenus dans mon livre "les paroles s'envolent, les écrits restent")
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