N'ayant pas trop d'idées pour aborder cette décennie, j'ai consulté mon grand livre des animaux, et je me suis arrêté à la page des visons dont voici quelques extraits.
UN SUJET DIFFICILE: LE VISON
De tous les animaux des bois, le vison est le moins sociable. Il se montre hostile même à sa propre espèce, sauf à la saison des amours qui coïncide avec la fonte des neiges. Plus petit qu'un chat domestique, il avance par saccades rapides, tête baissée, ou bien il rampe aussi gracieusement qu'un serpent.
La femelle s'éloigne rarement de son gîte qu'elle creuse elle-même pour mettre ses petits au monde. Les mères visons font preuve de beaucoup plus d'amour envers leurs enfants qu'on pourrait en attendre de la part de ces créatures féroces.
Le vison se nourrit de sauterelles et de grillons, mais son ordinaire provient principalement de l'élément aquatique: Grenouilles, vairons, écrevisses, et petits poissons. Le climat de la France convient aux visons qui aiment plus l'humidité que le froid. On les rencontre à l'état sauvage dans la vallée du Rhône.
Hélàs ! leurs fourrures est si douce, que certains hommes qui tuent pas seulement pour se nourrir, les élèvent pour offrir à des femmes de superbes manteaux de vison dont chacun exige de 60 à 80 peaux. De quoi exaspérer Brigitte Bardot ! Les éleveurs français produisent de 2000 à 3000 peaux par an. On estime le troupeau national à environ 7000 visons.
Même en captivité, il demeure l'animal sauvage qu'il était en liberté. Sans accorder un regard à sa pâture, il mordra avec joie la main qui le nourrit...
(Et il a bien raison ! pense votre ami Robic)