Farniente dans la savane
Le paresseux passe toute sa vie suspendu aux branches. Et ses orteils conditionnent essentiellement ce mode d'existence peu actif. Ce monde, c'est celui de la forêt tropicale où les arbres touchent frénétiquement leurs branches vers le ciel. Il existe deux variétés de paresseux: Le paresseux à trois doigts( Bradypus tridactylus) ou aÏ, et le paresseux à deux doigts (Cholaepus didactulus) qui est plus petit et dépourvu de queue (alors que l'aï a une queue très courte). A ces exceptions près, les deux espèces ont des moeurs très semblables et habitent les mêmes forêts tropicales.
Le paresseux se déplace rarement pendant journée. C'est la nuit qu'il voyage parmi les cimes des arbres, mais toujours avec lenteur, à raison de 1 kilomètre en une semaine ! Il est végétarien et se nourrit exclusivement de feuilles et de bourgeons. De plus, il est capable de se passer de nourriture pendant des périodes prolongées. Le paresseux pousse si loin son immobilité, que pendant la saison des pluies, on peut voir se développer dans sa fourrure des plantes minuscules. Cette végétation attire des chenilles qui s'y installent et s'en nourrissent, et des phalènes s'envolent parfois de ce jardin ambulant. L'immobilité du paresseux constitue sa principale défense contre ses ennemis. Immobile au coeur des épaisses frondaisons, il ressemble moins à un animal qu'à un tas de feuilles mortes. Attaqué par un animal affamé, il doit souvent son salut à sa peau épaisse comme un cuir et à la remarquable cuirasse que lui font ses 23 paires de côtes. Même mort, le paresseux reste accroché à sa branche. Personne, peut-être pas même le principal intéressé, ne saura à quel moment il est passé de la vie au trépas.
(Page 103 de mon grand livre des animaux )
Ah ! mes chéries ! Plus je vieilli plus je ressemble à un paresseux !