Arrivé place de la résistance, j'avisais mes amis que, désireux de poursuivre mon entrainement pour l'épreuve qui arrive à grands pas, j'irai, en solo, voir si le Replat, situé au dessus du col du Barrioz, lieu de notre pic nique prévu le 3 Juillet était praticable. Me voilà donc parti cahin caha avec d'autan plus de plaisir qu'une ombre bienfaisante m'accompagnait. Je me sentais bien, quand tout à coup, à 1km 500 du sommet, d'énormes engins étaient en train de goudronner, sur toute la largeur la route ! En effet, ce joli bitume fumant était aussitôt recouvert pas des tonnes de gravillons !
Me voilà obligé d'atteindre le col à pied, poussant le plus souvent mon vélo dans l'herbe des près pour empêcher les graviers gluants de se coller aux pneus. Malgré tout, il m'a fallu, sous le panneau du col, plusieurs minutes pour les nettoyer tant bien que mal ! A gauche, continuait la montée vers le replat. Les ouvriers me rassurèrent en m'indiquant que cette route n'était pas dans leur programme, et qui d'ici le 3 juillet, l'accès au col se ferait sans difficultés. Contraint, j'entrepris la descente de l'autre versant, mais comme la route n'était pas fermée aux automobilistes et aux cars, leurs roues se débarrassaient de leurs gravillons enrobés de goudrons ! Et me voilà obligé, durant les 6 km de descente, de m'arrêter tous les 500 ou 600 m pour nettoyer mes pneus gluants, sous peine de les voire crever tous les deux ! C'est seulement après Theys, que la route étant enfin lisse, je pus en toute sécurité finir la descente jusqu'à Goncelin. Restait la grimpée de 5 km des Chavanes... J'ose pas dire que je les aies montée les doigts dans le nez ! ça ne ce fait pas !