SA MAJESTE L'AIGLE ROYAL
"Aucune des 9000 espèces d'oiseaux qui sillonnent le ciel n'a, autant que l'aigle, frappé l'imagination de l'homme. L'aigle s'élance dans l'espace avec une aisance royale, atteint en vol plané une vitesse de 90 km à l'heure, puis, soudain, plonge en piqué à 150 km heure. Bientôt, il reparait dans le ciel , montant en flèche, toujours plus haut, porté par des ailes étendues , immobiles, qu'il agite à peine de temps à autres pour accélérer son allure ou modifier sa direction, il gagne, à 5000 ou 6000 mètres d'altitude le royaume du silence et du froid. La puissance de son vol lui permet d'enlever des animaux deux fois plus lourd que lui. Il a un faible pour les marmottes, mais il s'attaque à tous les représentants de la faune alpine:
lièvres des montagnes, renards, belettes et même serpents. La fidélité à vie du couple se vérifie chez les aigles. Quand l'un meurt, son compagnon survivant abandonne le nid et émigre vers d'autres terrains de chasse, en quète d'un nouveau conjoint. C'est toujours la femelle qui, à la saison des amours, part à la recherche d'un mâle, puis le choisit. Les rites de l'accouplement ont lieu tous les deux ou trois ans, au printemps, hors de portée de l'homme et des animaux prédateurs, à une altitude qui varie entre 2000 et 3000 mètres. La femelle pond généralement deux œufs, rarement d'avantage. L'aigle n'a jamais eu d'ennemie plus dangereux que l'homme qui l'a chassé, la tué, l'a capturé, a déniché ses œufs et a presque réussi a provoquer son extinction. On a heureusement aboli depuis peu en Italie une loi ancienne qualifiant les aigles d'animaux dangereux, et promulgué en revanche, un texte visant à leur protection et spécifiant leur rôle dans le maintient de l'équilibre dans la faune alpine."
(Extraits du texte de Renzo Videsott qui prend deux pages dans mon grand livre des animaux )
Heureusement pour nous, nos amours n'ont pas de saisons. Et j'avoue qu'à ma grande joie, tout comme chez les aigles, c'est une princesse qui m'a choisi.