Par robic
J'ai passé mon dimanche en compagnie de Colette. C'est en 1932 qu'elle publie ces pages où elle s'interroge sur les méfaits de l'opium qu'elle a consommé avec sa consoeur Charlotte. (impur) Ce n'est en effet pas un roman, mais, à chaque chapitre, une causerie, sans doute autobiographique, qu'elle pratique avec ses relations: Ecrivains, comédiens, journalistes. Les deux derniers chapitres sont consacrés à l'homosexualité, racontant avec tact, l'amour unissant deux princesses du siècle d'avant, amour qui dura 53 ans.
" Jaloux d'une si imperturbable tendresse, ils voudront que ces deux filles fidèles aient failli à la pureté, mais qu'entendent-ils par pureté ? Je cherche querelle à ceux qui estiment que l'on ne manque pas aux convenances en flattant de la main une jeune joue, chaude et fraiche comme la pêche sous son velours; mais si la paume épouse, presse et soupèse légèrement le sein rose à l'égale de la pêche, comme elle est ombiliquée, il faut rougir, crier d'alarme, flétrir l'assaillante... Je sais bien que la joue reste froide, tandis que le sein s'irrite. Et, tant pis pour le sein ! Ne peux-tu, petit sein indiscret, nous laisser au-dessus de toi rêver en égoïstes, évoquer les pulpes, les aurores, les monts, ou ne penser à rien ? "
J'adore cette littérature.
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