CHIENS DES PRAIRIES
L'aimable chien des prairies doit son nom à ses aboiements canins et à sa façon de remuer sa queue quand il est content.
Le chien des prairies est un admirable architecte. Son terrier, dont l'entrée mesure environ 10 cm de diamètres, s'enfonce verticalement dans sol, parfois jusqu'à une profondeur de 7 mètres. Parvenu à son niveau inférieur, le terrier décrit un angle, se prolonge par une galerie horizontale de 2,50 à 10 mères de long et se termine par une allée qui remonte en pente douce jusqu'à la sortie de secours.
Le chien des prairies à dû, pour survivre, livrer une bataille aussi rude que n'importe quel pionner. Plus aimé que la plupart des animaux sauvages, il a pourtant été l'objet de haine et de persécutions inexpiables.
Lorsque deux femelles se rencontrent, elles se saluent, puis, se dressant sur leur séant, elles rapprochent leurs museaux comme pour se donner un baiser. La cérémonie est la même dans le cas d'un mâle et d'une femelle. L'accouplement a lieu au début du printemps. 28 jours plus tard naissent les petits: 2 à 7 portées. Il appartient à un groupe de rongeurs comme l'écureuil, le castor et le souslik. Très sociable, il adopte un mode de vie communautaire fort compliqué. Son existence se déroule dans un labyrinthe de terriers à galeries, coiffés de monticules observatoires et disposés avec soin. Ces habitations ressemblent si bien aux agglomérations humaines, qu'on leur a donné le nom de "villes".
Il y a quelques années, un orphelinat fut construit au bord d'une "ville" de ces chiens de prairie, et les architectes ne se sentirent pas le courage de détruire ces animaux sympathiques. On a constaté que la présence de ces animaux contribue pour une grande part à la guérison de ses petits orphelins blessés par la vie. Les petits pensionnaires de cet orphelinat vont très souvent observer leurs amis chiens des prairies dans leurs différents aspects de leur fascinante vie quotidienne. L'intérêt que suscite en eux ce spectacle, et l'exemple de ces courageux animaux, contribuent à les détourner de leur chagrin et leur apprend à s'adopter à un nouveau mode d'existence.
Dorothy et Louis Nordyke
Page 212 de mon grand livre des aniamaux.