Sur les 20 volumes de cette collection: Chefs-d'oeuve interdits, il y en a un que je n'ai pas pu lire, y compris ce dimanche 18 février. Il s'agit des DAMES GALANTES, de Brantôme, un écrivain né aux environ de 1537. Bien sûr, je me suis régalé en lisant quelques passages, et surtout en admirant les dizaines de dessins de Gesco, mais moi qui lit assez vite, je lis assez mal le vieux francais... Jugez'en par ces courts extraits.
SUR LES DAMES QUI FONT L'AMOUR ET LEURS MARIS COCUS.

D'autant que ce sont les dames qui ont fait la fondation du cocuage, et que ce sont elles qui font les homme cocus, J'ay voulu mettre ce discours parmy ce livre des dames encore que je parleray autant des hommes que des femmes. Je sçay bien que j'entreprens une grand oeuvre, et que je n'aurois jamais fait si j'en voulois monstrer la fin.... etc..
Cette dame ne voulut jamais permettre que ses inférieurs la baisassent jamais à la bouche, " d'autant, disoit-elle, que le toucher et le tact de bouche à bouche est le plus sensible et précieux de tous les autres touchers, fust de la main et autres membres ", et, pour ce, ne vouloit estre alleinée, ny sentir à la sienne une bouche salle, orde et nompareille à la sienne.
L'homme allegue que la victoire est bien plus grande quand l'on tient sa douce ennemie abattue sous soy, et qu'ii la subjugue, la suppedite et la dompte à son aise comme il luy plaist.
Je cognois une grand'dame, laquelle estant venue fort amoureuse d'un gentilhomme de la cour, et luy par consequent jouissant d'elle, ne luy pouvant donner d'argent, d'autant que son mary lui tenoit son trésor caché comme un prestre, luy donna la plus grande partie de ses pierries....