D'ordinaire je n'allume pas mon ordi le dimanche, mais aujourd'hui, je ne voulais pas ne pas mettre à l'honneur nos chères grands-mères. Je sais bien que beaucoup pensent que c'est une affaire de gros sous, mais je m'en fiche. Tant que je vivrais, ce sera tous les jours votre fête.
La jeune adolescente à droite, c'est ma maman. A gauche sa soeur et son petit frère. Quelques années plus tard, grand-père et mémé chérie mettront au monde un autre enfant, Joseph, sept ans avant ma naissance.
A l'épinette, l'été, on mangeait souvent dehors. Joseph qu'on a toujours appelé Cossé et que je n'ai jamais appelé tonton, semble chanter l'internationale. Je ne lâchais pas les jupons de ma grand-mère qui m'adorait. J'avais l'âge où je n'avais pas de papa. Maman, les larmes aux yeux, m'avait dit qu'il était parti loin pour gagner des sous. En fait, il s'était engagé dans les brigades internationales pour défendre la République espagnole après le coup de force du général Franco.
Maman, grand-mère, ma petite soeur Arlette et mon "amie" Blanchette. Où qu'elle soit mémé était toujours en train de tricoter.
Bien sûr, comme tout le monde j'avais deux grands-pères et deux grands-mères. Pépé et mémé Sirach au mariage de papa. Mais je ne les pas aimé aussi fort que les parents de maman, car je ne les ai connu qu'en 57 alors que j'étais marié et père de famille. Ils avaient eu la mauvaise idée de quitter définitivement la France avec leurs autres filles et garçons six mois environ avant le coup d'état de Franco qui durant trois ans avait mit le pays à feu et à sang. Deux des frères de papa figurent parmi les milliers et milliers de morts dans cette odieuse période de l'histoire, prélude à la seconde guerre mondiale. Mon grand père Sirach a passé Neuf ans de sa vie dans les prisons fascistes.
Mes chers grands-parents, vous n'êtes plus de ce monde depuis de nombreuses années mais vous êtes toujours vivants dans mon coeur.
Mémé chérie. A toi que j'ai tant aimée, bonne fête.
Bonne fête aussi aux grands-mères du monde entier.