Il y avait longtemps que je n'avais pas retrouvé l'un de mes chouchous, Bernard Clavel. Ce Tonnerre de Dieu, que j'ai relu d'une traite et avec un grand plaisir, Denys de la Patellière en a fait un film avec Jean Gabin qui incarne Brassac, un personnage à sa mesure. Avec ce bourru de Brassac qui souffre de ne pas avoir eu d'enfant, j'ai retrouvé une certaine "atmosphère" qui est souvent présente dans les romans de Simenon. De temps en temps, délaissant Marie, sa femme, il descend à Lyon pour satisfaire sa passion de la boisson et des filles. Très souvent, il revient, complètement saoul avec un chien perdu. Mais cette nuit, c'est une prostituée qu'il ramène dans cette maison délabrée où il vit en sauvage entre sa femme et ses chiens. Finalement, cette orpheline, fille des rues à la solde de son "protecteur, s'installera définitivement chez les Brassac qu'elle aime et qui la traite comme si elle était leur propre fille. Enceinte d'un voisin, elle rendra fou de joie Brassac qui renonce à la boisson, et sa femme, la soignant avec amour, et lui préparant la layette pour le futur bébé. Voici les dernières lignes de ce beau roman:
Marie: " Je suis heureuse, seulement, faut le temps de s'habituer. Ca fait drôle de savoir qu'on va être grand-mère sans avoir jamais eu d'enfant. Simone: ( C'est écrit à la première personne)... Je suis contente d'être là. Je sais que je pourrais y rester. Que personne ne m'obligera à quitter ce lit bien chaud d'où j'entends la bise qui court entre la neige et le ciel. Vernaison-Quisonnas
1956-1957