• Mon père

    Mon père31 Mars 1908/31 Mars 2018... Et oui, mon cher papa, le 31 tu aurais eu 110 ans... Tu es parti il y a très longtemps, et pourtant, tant que mon coeur battra, c'est en lui que tu continueras à vivre. Nous t'émions tant ! N'est-ce pas, ma chère maman ?

    En écoutant chanter J.C. Gianadda en l'église St. Michel, je m'étais senti ému jusqu'aux larmes. Cette chanson, MON PERE, est en effet le refflet de ce qu'avait été le mien.

     

     

     

    Il a traversé les frontières                   ( Comme toi )Mon père

    fils d'émigré toujours loyale, toujours sincère

    Lorsque la parole est donnée.

    Il a connu le feu des guerres       ( Tout comme toi )

    Je crois que son coeur à saigné

    Avec des jours, des nuits d'enfer

    Plus qu'un ami, c'était mon père

    Un homme de bien, un homme de paix

    C'était mon héros, mon repère

    Et je l'admirais en secret

    Un coeur aussi grand que la terre

    Il nous parlait d'égalité

    Y avait en lui cette lumière

    De ceux qui savent espérer

    Mon père

     Y eu quelques saintes colères

     Mais il rayonnait de bonté

     Un homme digne, intègre et fier

     Ceux qu'il croisait le respectaient

     Dans les coups durs et les galères

     Il faisait le bien et se taisait

    Avec son sens communautaire    ( En 1944, il a recueilli un jeune couple de 

    sa chemise il aurait donné              juif que nous avons hébergés durant deux 

    Y avait dans ses yeux la lumière     mois, leur évitant ainsi les camps de la 

    La justice et l'humanité                    de la mort )

    Et tout là-haut dans le ciel clair

    Je crois encore l'entendre chanter

    MON PERE

     

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 2 Avril à 18:11

    Je ne sais pourquoi, je n'oublie presque jamais les dates d'anniversaire de mes chers disparus. Le 12 Juillet, ce sera le tour de ma mère... Pardon si vous pensez qu'un blog n'est pas fait pour ça, mais je le fait essentiellement pour moi et ma famille.

    2
    Lundi 2 Avril à 18:31

    Bonsoir, cher hugues

    Ce bel hommage a ton papa est tout à fait normal : ils sont toujours là, dans nos coeurs ...
    Bon début de semaine.
    Hier, le soleil a pointé le bout de son nez : et c'était pas un poisson d'avril !
    Bisoux revigorés.

    Absente demain.

    3
    Lundi 2 Avril à 20:32

    Tu as raison mon papounet de ne pas oublier tes racines !!! Ton père était de la race des seigneurs...et tu l'es aussi !!! et je suis fière de toi yes

    Bisousssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss

      • Mardi 3 Avril à 11:02

        Coucou miss de mon coeur. Comme toujours les mots si sincères que tu trouves à mon encontre, font que je t'aime de plus en plus,... Comme si c'était possible !

        Une pleine corbeille de bisous expédiée par ton cycliste préféré

    4
    Mardi 3 Avril à 02:36

    Bonjour Hugues

    tu as fait un beau billet émotion
    j'espère que tu as passé un bon WE
    René de Chine

    5
    Mardi 3 Avril à 08:23

    On n' oublie jamais ses parents, mais c' est  mieux quand le souvenir qu' ils ont laissé  est rempli de tendresse !

     Bonne journée Hugues

     Amitié

    6
    Mardi 3 Avril à 08:34

    On n'oublie jamais les gens que l'on aime et ils sont rares les jours ou un instant, même fugitif, ne nous remémore un événement passé avec un de nos chers disparus. Un très bel hommage que tu rends dans cet article qui a parfaitement sa place sur un blog

    Amicalement

    Claude

    7
    Mardi 3 Avril à 11:49

    Mon cher Hugues, le manque des parents est toujours un vide, même lorsque nous avançons en âge. À celles et ceux qui ont encore la chance d'avoir leurs parents ou l'un d'eux, profitez bien de leur présence ! après, il est trop tard ! Ma mère est seule, 97 ans  ...bon pied, bon œil !...quelle chance !

    Bonne journée mon ami.

    8
    Mardi 3 Avril à 12:39

    Une petite pause rapide. Quel bel hommage fait en l'honneur de ton père. Tu n'as pas à t'excuser de parler de ta famille, de tes chers disparus.. Quand tu parles d'émigrés, ton frérot savait si bien en parler et vous êtes de la même race tous les deux. Vous étiez du même parti. Mêmes idées, même combat. Quand je pense aux risques que ton papa a pris pour sauver des juifs d'une mort certaine,  et on ne peut oublier les conditions dans lesquelles ils ont été déportés. Tu peux être fier de tes parents, et moi je suis la plus heureuse de t'avoir comme papou.  On se marre tellement lorsque l'on est ensemble, et tu sais pas ? Je t'adoooooore !!!  Ta fée Lily qui t'envoie des constellations de bisous.          

      • Mardi 3 Avril à 21:22

        Ma chère fée Lily, Moi c'est pas une petite pose rapide, mais une grande pose. Il est vrai que j'ai passé toute l'après en bonne compagnie. Nous avons chanté des oeuvres aussi variées que La saint amour, la marmite, le dénicheur, la tendresse et beaucoup d'autres... Revenu à 18 h j'ai battu le record téléphonique, avec ma bavarde cousine toulousaine ! C'est donc avec un retard impardonnable que je découvre ces constellations de bisous, puis apprendre avec une grande émotion, que tu es la plus heureuse de m'avoir comme papou.... Mon frérot était en effet admiratif de mon père, quant en mp, je lui avait appris son combat pour la Paix. Amoureux de la France, devenu français juste avant son mariage, il s'engagea dans les brigades internationale pour combattre le fascisme espagnol soutenu par Hitler et Mussolini. Grièvement blessé dans la défense de Madrid, il fut contraint à la "rétirada" et fut durant plusieurs semaines retenu dans un camp français ou mon grand-père alla le chercher, maigre, et couvert de poux. Très vite, il prit la défense de sa patrie, en devenant ce qu'on appelle un homme tranquille, c'est à dire agent de liaison avec le maquis Grésivaudan et la direction de la résistance de Grenoble. C'est au cours de l'un de ces voyages qu'il nous présenta ce jeune couple de juif recherché par la gestapo.... J'espère de tout coeur, que lors de ma prochaine escapade parisienne, nous aurons une nouvelle demi journée a se marrer, à se choisir un bon restaurant, a s'échanger des cadeaux. La vie et belle, disait mon frangin, malgré ses difficultés à respirer. Je confirme. Moi aussi, je t'envoie une constellation de bisous.

        L'amitié étant contagieuse je n'hésite pas à écrire; Ton papou qui t'adore.

    9
    josie
    Mardi 3 Avril à 14:35

    bonjour hugues, ton père né en  1908,  il  a fait quelle guerre aucune trop jeune, mon père était né en  septembre   1914 ce dont  il a fait la guerre de 39 a 45 cinq ans prisonnier en allemagne et une jambe cassée par une poutrelle métallique, revenu mes parents se sont mariés en 1951, moi né en 1953,  les tiens se sont mariés jeunes, entre ton père et le  mien  6 ans, mon beau père a fait  l allemagne aussi  né en 1913,  il avait déja deux enfants  d avant guerre une née en 39 décédée en 2015, un petit garçon décédé pendant cette guerre  six ans je pense, pas normal un père de famille de quitter tout, en 1946 une fille est née, en 1950 mon mari michel comme le tien , si pas  revenu aucun de notre père nous pas la,  dans les campagnes  ceux et celles qui y restaient ont vu du  rude  aussi des vélos pas de  pneus  caoutchouc pour y mettre, des bons pour tout acheter, attendre nuit entière pour se ravitailler, des klms a pied meme pour avoir du pain , un bout de tissu, galère j ai une tante soeur de ma mère la dernière en vie 91 ans en mai, elle ne pouvait sortir de chez ces  parents un  allemand dehors dans la cour qui jouait harmonica, parfois un voisin avec qui elle était lui disait que c était sa femme pour  protéger ma tante, la ruse, trop vrai elle   nous la dit, ces saletés hommes étaient partout, ma mère allait effacer les  traces de sentinelles de ceux qui se cachait dans le maquis pour ne pas se faire tuer,  la poche de lorient  presque toute détruite par les bombes, hennebont, les vieux blockauss il y en a de ceux la par chez nous dans les champs, a la mer, bon je pourrai écrire un livre,    ouf, les américains étaient  venus a l assaut sauver notre patrie,  le grand degaulle était un  homme, la françe aux français, de nos jours la racaille, bonne journée hugues,  temps mitigé, soleil, pluie, bises de bretagne, josiane56.

      • Mercredi 4 Avril à 15:30

        Bonjour Josie... En effet, de quoi écrire un livre... Ecrire soulage, j'en sais quelque chose ! Désireux de faire revivre mes parents morts trop jeunes, ( 59 et 58 ans), j'ai pu décrire certains épisodes de la guerre avec mes yeux d'enfants. Alors, vas'y . Si tu arrives à écrire le mot fin, je te donnerai les coordonnées de mon éditeur.... Rien à voir avec " A compte d'auteur". Sauf le choix de la couverture, non obligatoire, la publication du livre est entièrement gratuite. Bisous de mes montagnes encore blanches de neige.

         

    10
    Mardi 3 Avril à 17:44

    bonsoir   Hugues très bel hommage pour ton papa le mien nous a quité  l'année de mes 14 ans    , as tu passé un bon mardi ? moi calme sans sortie , le temps n'est pas fameux , pluie , grêle vent et orage pas trop fort pour l'instant , bonne soirée et bon mercredi ..bisous ..Anna

    11
    Mardi 3 Avril à 20:46

    Bonsoir ,magnifique ce que vous avez écrit la ,vous êtes si bon si gentil avec un bon cœur ,. Dommage que nous vieillissons n'est ce pas .Es-ce que vous vous êtes déjà demandez un jour ,pourquoi  nous vieillissons ,je me pose sans arrêt cette question. Malgré que je sais  la réponse mais ..............il y a toujours un mais ....n'est ce pas .

    Bisou Bonne nuit.

      • Mercredi 4 Avril à 15:44

        Bonjour, Nous vieillissons parce que la quatrième dimension de l'Univers est le temps. Avant le big bang, le temps n'existait pas, et donc, CQFD, pas de commencement et par conséquent pas de fin. Depuis sa naissance, il y a environ 13,9 milliards d'années, toute naissance, étoile ou être humain est condamnée à mort, et donc à vieillir. En attendant, pas de panique ! La vie est belle...

        Bisou

         

    12
    Mardi 3 Avril à 21:35

    Bonsoir ami Hugues ! Non, je ne crois pas que l'on dois demander des excuses pour parler de ses souvenirs et de ses parent ! C'est ton blog et tu nous fais honneur de nous partager ce que tu aimes le plus. On dirait que l'on s'est mis d'accord car moi aussi je rend hommage à mon papa de cœur qui est parti demain fera un an. La main dans la main. J'avais demandé de pas s'acharner. Ce fut je crois le moment le plus important de ma vie. Avoir sa main qui serrait la mienne  si fort ! Il ne pouvais pas me parler car il avait un tuileau dans la bouche. Mais il y avait son regard ! Je suis  aussi vois-tu ? Puis même tard je te souhaite une bonne fête en octave ! Merci Hugues de nous partager de si bons souvenir et si profonds. Merci de ce que tu es. Ton frèro et toi vous deviez être très heureux lors de vos rencontres ! Merci Hugues de ce que tu es! Bisous nani 

      • Mercredi 4 Avril à 16:10

        Bonjour Nani, émouvant ton témoignage. J'ai vécu en 69, ce moment que tu qualifies le plus important de ta vie... Moi, c'est la main de ma maman qui serrait la mienne si fort... Quant à mon frérot, tu as raison, nous étions plus qu'heureux à chacune de nos rencontres.... Hélas ! Le projet que nous avions fait pour qu'il vienne se reposer chez moi pour respirer l'air pur des Alpes, ne s'est jamais réalisé.... 

        Bonne journée. Bisous

    13
    Mercredi 4 Avril à 02:31

    Bonjour  Hugues

    je viens de lire ton com, sur l'histoire de ton père, c'est émouvant, un homme qui avait une bonne dose de courage

    René de Chine

    14
    Mercredi 4 Avril à 14:23

    On ne peut pas oublier ses parents, sauf si on est un enfant malheureux, pour ma part, j'y pense tous les jours.Bisous mon hugues.

      • Mercredi 4 Avril à 16:20

        Malgré la guerre, j'ai eu une enfance heureuse, gâté par mon adorable grand-mère, je peux le dire, le premier amour de ma vie.

        Bisous chère Eve

    15
    Mercredi 4 Avril à 21:40

    Bonsoir Hugues, Sais-tu que ton père, est un héros ? On aime tant qu'ils y aient de tels hommes dans notre société. Cacher des Juifs, ou d'autres, pendant cette période troublée de l'histoire de France, est salvateyr pour ceux qui ont pris le risque face aux autorités nationales de l'époque. Il y a une sourate qui dit : celui qui sauve  un homme, est considéré comme le sauveur de tous les hommes. Tant qu'il y aura des femmes et des hommes, imprégnés d'abnégation, l'espérance humaniste sera préservée. Très belle nuit à toi. Amicalement, Philippe.

    16
    Jeudi 5 Avril à 21:42

    Oui, mais comme pratiquement tous ceux qui ont risqués leur vie en combattant les nazis n'en parle jamais. Exemple les deux frères de ma mère, (le plus jeune avait 17 ans) Merci, cher Philippe pour cet émouvant commentaire. Amicalememnt

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